Saint-Etienne

Je ne suis pas né dans tes rues
Mais je m’y suis perdu
Respiré ton bitume
Enivré de ta brume
Et quand mon cœur a froid
Je me réfugie chez toi

30 milles cœurs qui chaudronnent
Mais pleurent les hauts-fourneaux
Le passé les abandonne
Il leur reste les idéaux

Drapeaux rouges et gueules noires
Ont fait de toi la capitale des populos
De ceux qui ont toujours l’espoir
Et bousculent tous les enclos
Et si ton cœur fait un nœud
Tu es bienvenu chez eux

Les mots de Lavilliers
Qui cognent dans la nuit
Sont pour toujours liés
A tes murs bleus-gris
Qui racontent la souffrance
De l’après Manufrance

Je ne suis pas né dans tes rues
Ni dans tes crassiers
Mais je m’y suis perdu
De toi je suis tombé
Amoureux comme un adolescent
La Loire coule dans mon sang

Amoureux d’ailleurs pour la première fois
Je le fus d’une de tes princesses
Lorsque je zonais chez toi
S’il m’en souvient, place Jean Jaurès
Elle avait les yeux noirs et la bouche framboise
Et sera pour toujours mon unique stéphanoise

Butineur et rebelle
Si je dois être fidèle
Ce sera à l’amour que j’ai pour toi
Par procuration je suis stéphanois
Je te dois bien ces quelques rimes
Toi qui ne connais pas la frime

Je ne suis pas né dans ta chaleur
Mais tu es ma ville
Et laisses dans mon cœur
Une trace indélébile

© Cécilien GREGOIRE

20 novembre 2011

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