Chauvier

S’il faut que mon irrévérence
Se courbe, s’agenouille et prête allégeance
S’il faut qu’au monde, bien plus qu’à la France
J’hurle, je prophétise, qu’à en mourir j’insiste
Qu’il est bien plus qu’un chantiste
Un poète dont, vois-tu, il faut se méfier
Et plonger dans son ile, tout entier.

Lama ; Serge ne chante pas, n’écris pas
Lama ; Serge est l’écriture, est la chanson
Lui ; a fait en sorte que je n’oublie pas
Que bien souvent rouges sont les ballons
Triste est notre enfance, malgré les lilas.
Lui ; m’a amené vers moi.
Moi ; qui rêve d’être toi
Toi; pour cinq minutes
Pour un instant, le temps d’une poétique balade
Mais j’hésite, je besogne, et je culbute
De si peu savoir écrire, j’en suis malade
Pardonne mon irrespect si par ces vers
Je te tutoie, toi mon ami, et bien sur mon maitre
Moi l’amateur souffleur de vers
Permet moi, moi le rebelle, de me soumettre
A tes mots, tes éclairs et tes revolvers.

Sur le bout de mes rimes
Tes mots comme autant de dangereux souvenirs
Marie-Louise pour toi, et pour moi Carine
Comme ces chagrins d’enfance
Qui ne font que revenir

Mon enfance m’appelle, je veux la vivre seul
Et quand viendra mon jugement dernier
Ni fleurs, ni couronnes. Non. Rien d’autre comme linceul
Que les mots de Serge Chauvier

© Cécilien GREGOIRE

Juin 2013

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