Pourquoi je reste au PG

J’ai longtemps voulu rédiger ce post. Mais j’ai également longuement hésité. Le combat politique est une chose sérieuse, il faut être patient, persévérant. Et solide.

Les temps sont durs de nos jours pour nous, les têtes dures, les militants du Progrès, de l’Universalisme, de l’Égalité. Nous ne sommes pas dans une période de joie. Le défi lancé par le peuple à la classe politique nous atteint aussi. Nous n’avons pourtant, nous simple militants parmi tant d’autres, rien à voir avec les belles personnes qui se livrent une guerre effrénée et ridicule dans de soi-disants « primaires démocratiques ». Qu’importe. Pour le citoyen la politique est un tout. Et la défiance est grande.  Ainsi parfois, je l’avoue, je baisse la tête. Je m’éloigne lors de discussions fiévreuses, alors qu’auparavant j’entrais dedans comme on plonge à la mer. Lassitude.

Faut-il néanmoins baisser la tête? Arrêter? Pendant plus de trois ans, alors que j’étais sur le fil, que ma vie n’était plus rien et a failli s’arrêter, je n’ai pas fait de politique.  De loin, j’ai suivi ce début de quinquennat moribond, cette trahison longuement préparée. De loin j’ai suivi la mort du Front de Gauche empêtré dans ses querelles, incapables de s’entendre sur un horizon commun, trop occupé à cracher sur celui qui fut son candidat. Et qui a, rappelons-le, rassemblé 4 millions de voix… Je l’ai vu couler ce grand paquebot sorti tout du port de l’Espérance… Cette tristesse, ce sombre destin s’est alors confondu avec le mien…

Et puis j’ai vu, lors des élections régionales de décembre dernier s’agiter les petits marquis de la démission, drapés dans ce qu’ils considèrent comme pureté révolutionnaire. Fanfaronnant à qui voulaient l’entendre qu’il valait mieux des régions gérées par le pire de la droite, plutôt que par le moins pire des sociaux-libéraux. Je les ai lu, nous expliquant qu’ils valaient mieux ne pas avoir d’élus dans les assemblées régionales plutôt que des élus d’opposition élus sur une liste d’union…N’ayant rien à envier aux militants du NPA ou de LO toujours prompts à nous expliquer qu’ils ont raison, mais jamais qu’ils se sont trompés. Pas étonnant alors qu’aujourd’hui une partie de ceux-là se retrouvent facilement dans l’opposition à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Pas étonnant qu’ils se retrouvent dans la critique en « populisme  » ou pire encore en « national populisme », critique lancée… par nos ennemis communs…

Parfois absent, parfois dissipé, souvent dilettante je ne me considère pas comme un militant modèle. Jamais d’autosatisfaction dans aucune de mes activités. Cependant jamais il ne m’est venu à l’idée de jouer « la pureté révolutionnaire », le « militant qui sait mieux que tout le monde « . L’urgence n’a jamais été et ne sera jamais de chercher à plaire à toutes les composantes de l’autre gauche, à chercher à se plaire parfaitement dans le combat , mais bien à chercher le moyen de mettre en commun nos idées, nos envies de combat pour une société meilleure. Dans ces conditions, il me semble que le Parti de Gauche est le seul, je dis bien le seul, à pouvoir répondre aux aspirations populaires comme à celles des militants. On ne renforce pas les forces combattantes en quittant le champ de bataille ou en multipliant les structures inutiles..

Voilà pourquoi, tant que celui-ci reste vivant, je ne quitte pas le PG.

Novembre 2016 

 

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