Carnet de Campagne. Après les primaires. Comprendre le moment

Le carnet de Campagne prend la suite des deux Chroniques des Cents-Jours. Tout ce qui est développé, célébré ou regretté ici n’engage évidement pas la France Insoumise ni le Parti de Gauche mais seulement moi-même simple militant de la Gauche Républicaine…

Benoit Hamon sera donc le candidat du Parti Socialiste et de ses satellites inexistants à l’élection présidentielle du 23 avril prochain. Après Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Arnaud Montebourg, Manuel Valls et donc la nouvelle victime du « dégagisme » ambiant qui parcourt notre pays. Cette colère froide, ce moment populiste théorisé par Jean-Luc Mélenchon dès 2012 dans Qu’ils s’en aillent tous et vérifié dans l’Ère du Peuple, continue de grandir. L’horizon s’éclaircit donc a deux mois du premier tour. Déjà, si tôt les résultats de ce qui n’était autre qu’un Congrés amélioré du PS, les appels à l’unité ont fusé.Bien sur cette question n’est pas superflue. La Gauche a toujours gagné lorsqu’elle était rassemblée. De plus, il serait hypocrite de ne pas reconnaître que Benoit Hamon a plus de points communs avec nous que n’en avait Manuel Valls… ainsi il est facile de se retrouver sur des questions telles que la réduction du temps de travail. Ainsi, une fois la victoire de Benoit Hamon annoncée, j’étais de ceux qui souhaitaient, sinon une union, une discussion entre candidats. Un accord programmatique aurait même pu me satisfaire. Mais il faut entrer dans les détails et surtout tenter de changer de logiciel, ce qui n’est pas pour un militant attaché à son étiquette quelque chose de simple tel que j’en parlais dans un post précédent.

Un sondage bidon, réalisé le jeudi après-midi avant le vote sur 700 personnes, tentant de nous expliquer que Benoit Hamon serait devant Jean-Luc Mélenchon. La manipulation est grossière. Certes Benoit Hamon n’est pas Manuel Valls, et l’ancien président de l’UNEF a su capter toutes les énergies contre le PS de gouvernement. Mais cela fait-il un candidat et un programme pour renverser la table? Pas sur. A peine le message envoyé, Benoit Hamon a assuré qu’il ne retirerait aucune investitures aux législatives, ni a Manuel Valls ni à aucun ministre de la hollandie… Peut-on  envisager une seconde un gouvernement revenant sur la loi travail… Avec à l’Assemblée l’ancienne ministre du travail à l’initiative de cette même loi… Surréaliste… Alors se rassembler? Oui mais pour quoi faire?

Sauver le PS et tout ce qui s’y rapporte, tenter une nouvelle grande coalition avec ceux qui ont crée le grand désordre actuel ? Et puis ? Dans quel but ? Une nouvelle dose de social-libéralisme avec la bénédiction Solférino, absous de toutes responsabilités… Ce serait manquer gravement de discernement, ne pas comprendre le moment de grande colère populaire. Si Manuel Valls a été sorti par la porte, ce n’est pas pour le retrouver par la fenêtre !

Jean-Luc Mélenchon l’a dit et répété, il est ouvert à la discussion, avec tout le monde. Mais sur un accord programmatique. Benoit Hamon est il d’accord pour la planification écologique ? Benoit Hamon est-il d’accord pour passer une VIe République avec constituante et droit de révocation ? Benoit Hamon est-il d’accord pour augmenter le SMIC et les minimas sociaux ?

Ces questions sont sur la table. Tout est possible évidement

Mais dans les conditions actuelles une chose apparaît clairement. Jean-Luc Mélenchon est réellement le seul candidat capable de rassembler le peuple loin des combines et des arrangements de couloir.

C’est cela comprendre le moment.

 

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