Le déshonneur d’un homme. A propos « des chiens ».

Il ose tout.

C’est à cela qu’on le reconnaît.

Perché sur sa morgue. Dressé sur son mépris. Il harangue la foule. Sa foule. Cette France du 6 Février 34 pétrie de bêtise, d’individualisme et de déshonneur.

Il se veut innocent. Il se dit victime. Il n’est rien de cela. Moralement, politiquement, il est coupable. Coupable d’arrogance face aux travailleurs qu’il déteste. Coupable de vivre dans un autre monde, irréel fait de cadeaux, d’affaires, d’argent qui circule tranquillement. Un monde de vanité, où chacun se protège en n’oubliant jamais de cracher sur les vertueux.

Machiavel de papier mâché. Tout ce qui est mépris, tout ce qui est haine, tout ce qui est corruption est sien. François Fillon n’est rien d’autre que le représentant de cette droite bornée, qui déteste autant le peuple que la République, qui aime autant l argent que son ego. Cette droite rabougrie, revancharde, ce sang bleu qui chaque jour ne cesse d appeler a la restauration de l’ancien monde. Cette caste sans scrupule qu’il nous faudra bien chasser un jour…

Pour lui et ses soutiens, du moins ce qu’il en reste, tous les coups sont permis afin de se défendre. Même les plus ignobles récupérations. Ainsi le candidat UMP, refusons de les apeller les républicains car il ne le sont pas, n’a pas hésité a comparer sa situation a celle de Pierre Bérégovoy.  Sans honte. Sans vergogne. Par ces mots, il assassine une seconde fois l’ancien maire de Nevers. L’honneur de Bérégovoy déjà jeté aux chiens peu avant sa mort se retrouve récupérer par ceux-la même qu’ils combattaient : les voyous de la République. Honteusement.

Pierre Bérégovoy n’était pas de votre monde, de cet entre-soi dégoulinant, de ces énarques propres sur eux, de ce sérail à qui tout est acquis. C’est cela qui l’a tuée. Lui l’ouvrier parti de nul part qui ne se gênait pas pour secouer ce monde politique. Lui, qui n’a pas su se défendre, tant « l’affaire » n’existait pas, tant l’amitié n’est pas un crime, tant il était innocent… Lui que la défaite aux législatives a tant fait souffrir, tant rendu malade… Autant dire l’exact opposé de François Fillon et sa cohorte de méprisants et de méprisables…

Bon appétit messieurs le chiens, ô ministres sans honneurs, qui vous servez sur le cadavre d’un homme intègre, sachez que cela nous donne une raison de plus de vous détester. Et de vous chassez.

Crachez sur l’honneur de Bérégovoy. Nous cracherons sur votre bulletin de vote…

C.G

Avril 2017

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