Droit à l’avortement : nos ventres, leur guerre

Ma Gauche à moi

Caroline Fourest

C’est aux résistances qu’elles suscitent qu’on mesure la force des conquêtes. La libération du corps des femmes du risque de grossesse non désirée est la plus grande des avancées du XXe siècle. Un pas plus grand que celui posé sur la Lune, qui rend fous tous les bigots, tous les médiévaux, tous les soumis à la fatalité divine ou naturelle. Car cette déconnexion entre sexe et reproduction coupe la chaîne de l’esclave sur qui repose la domination suprême et masculine.

Tant que les femmes ne peuvent pas maîtriser leur ventre, elles ne peuvent maîtriser leur destin. C’est pour ne pas tomber enceinte que les femmes ont longtemps été interdites d’aimer en dehors du mariage. Quand la libération sexuelle est enfin venue, d’abord parce que les hommes y avaient intérêt, c’est sur les femmes que pesait toujours le poids de cette liberté. Seule la contraception associée à la légalisation de l’IVG…

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