Les Grandes Douleurs

Toutes nos grandes douleurs
Sont comme nos passions
Muettes aux creux du cœur
Enfouis sous nos décombres
Et quoi que nous fassions
De la Lumière à l’Ombre
Elles sont nos ports d’attaches
Lourds rochers improbables
Qu’il faudrait que l’on arrache
Sans en être capable.

Toutes nos grandes douleurs
Sont comme nos passions
Muettes aux creux du cœur
Et quoi que nous fassions
Nous restons enchainés
Aux bonheurs en bouteille
Aux armes silencieuses
Le raisin sur la treille
Les Ondes amoureuses…

Toutes nos grandes douleurs
Sans comme nos passions
Aveugles dans la douceur
Et quoi que nous fassions
En remontant le fleuve
Nous passons les écluses
Jusqu’à la Terre-Neuve
Acclamant les excuses…

Toutes nos grandes douleurs
Sont comme nos passions
Elles vont comme la rumeur
Qui s’échoue sur les plaintes
Et malgré l’obsession
Des rires et des étreintes
Elles nous accompagnent
Comme livre de chevet
Comme guide de montagne
Jusqu’à l’inachevé

10 Décembre 2017

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s