l’Assassin court toujours

Que reste-t-il de ce dimanche
Et des drapeaux griffant le ciel
Des oliviers au bout des branches
Que reste-t-il de l’Arc en Ciel ?

Que reste-t-il de cette flamme
Que par un jour de Janvier
Debout et fiers nous allumâmes
De ce tricolore bouclier ?

Que sont nos larmes devenues
Chagrin, sans tambour ni musique
Sous les bravos de la statue
Indétrônable République …

Il n’en reste que des souvenirs
Et disparates bouquets de fleurs
Il est certain que l’avenir
Nous prépare à de prochains pleurs

Taisez ces mots qui nous offensent
Cachez ces airs de liberté
Hurlent ces tartuffes à l’unisson
Ils sont la mort et le silence
Ils sont la longue obscurité
Et leurs suppliques ne sont
Que chemin vers la corde au cou
Les temps troublés se ressemblent beaucoup

Et si l’assassin court toujours
S’il nous enjoint de nous taire
Nous continuerons chaque jour
De blasphémer en libertaire

Et si l’assassin court toujours
S’il nous enjoint de disparaitre
Nous revendiquerons chaque jour
Ni Dieu Ni Maitre…

23 février 2018

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