Le Déluge



Les Cieux sont habillés de Bolduc iroquois
Et mes larmes semblables aux fleuves infinis
Je pagaie. A l’envers. Évitant les carquois
Tandis que nos étoiles ne sont plus que croquis.

Les dunes déchirées par un soleil amer
Pleurent nos cœurs fracassés. Sur des rochers en Deuil
De l’Authie à Malo se retire la mer.
Souvenirs et serments finissent en cercueil.

Tous les oiseaux désertent nos plages hebdomadaires
Tandis qu’aux équinoxes les plages se souviennent
De nos promesses bleues qui sont restées en l’air
Quand nos corps s’alarmaient à l’abri des persiennes

Et tu lâchas ma main un soir d’hiver banal
Sur un trottoir froid comme le furent tes mots
Et me voici. Perdu. Me demandant quel mal
Fit craquer notre amour comme un simple rameau.

Et je garde en mémoire.
Ta blondeur innocente. Le chant des goélands.
Le cours de notre Histoire
Nos vers à deux voix. La danse des cerfs-volants…

Et j’écris. Et je pleure.
N’est-ce point la même chose ?
Car l’on peut créer lorsque la vie est rose…
Et j’écris. Et je pleure.
Terré en mon refuge

Après Toi…Le Déluge…

Mars 2020

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