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Communiqué du Parti de Gauche: 700 lycéen-ne-s interpellé-e-s : le dialogue et le calme du gouvernement ?

Ce jeudi 6 décembre 2018, au 4ème jour de la mobilisation lycéenne, plus de 300 lycées ont été bloqués pour dénoncer la réforme du baccalauréat et la sélection à l’université. En réponse à ces manifestations, 700 lycéen-ne-s ont été interpellé-e-s partout en France : à titre de comparaison, 378 personnes avaient été arrêtées ce samedi lors de l’acte III de contestation des gilets-jaunes.

A Mantes-La-Jolie, 148 jeunes ont été arrêté-e-s après avoir attendu, à genoux et les mains sur la tête, entouré-e-s de policier-e-s armé-e-s attendant d’être emmené-e-s dans des commissariats du départements. La volonté d’humiliation était claire : ces lycéen-e-s avaient vocation à servir d’exemple à leurs camarades.

Aux scènes de violence physique qui deviennent depuis plusieurs semaines maintenant une habitude, c’est aujourd’hui l’effroi qui a pris place. L’effroi à la vue de ces lycéen-ne-s agenouillé-e-s, les mains sur la tête, leur cartable au dos, cerné-e-s par les forces de l’ordre.

Des blessé-e-s, des tirs à bout portant, des interpellations massives, voilà l’arsenal de répression qui est mis en place face à des lycéen-ne-s pour la plupart encore mineur-e-s. Quand le gouvernement appelle sans concession à l’apaisement, c’est la vie de celles et ceux qui se mobilisent qui est mise en danger.

Les lycéen-ne-s se mobilisent contre la réforme du lycée, contre la réforme du baccalauréat et contre Parcoursup, pour un autre système éducatif. Ils sont reçus par la violence, une violence tant physique que symbolique.

L’annonce de la fermeture préventive ce vendredi 7 décembre d’une vingtaine d’établissements dans l’Oise n’augure aucun changement de cap de la part des autorités qui s’enferment dans la répression.

Alors que Parcoursup avait déjà démontré au mois de juin la volonté de faire du tri entre les élèves parisien-ne-s et les autres, ce sont encore les banlieues et les pauvres qui trinquent.

Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner doivent s’expliquer : pourquoi des lycéen-ne-s sont-ils de la sorte réprimé-e-s ?

Le ministre de l’éducation doit également écouter les revendications qui s’expriment tant de la part des élèves, de la communauté éducative que des parents en revenant sur ses mesures qui n’ont su apporter de réponses satisfaisantes là où il y avait besoin de plus de moyens, de réformes ambitieuses.

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Manifeste pour une refondation républicaine. Par Claude NICOLLET

Je reproduis ici une tribune de Claude Nicollet, Premier Secrétaire de la Fédération Nord du MRC. J’y souscris totatlement, et me réjouis de voir que les convergences avec la FI sont sur de bons rails

Une tornade néo-libérale a déferlé sur le monde occidental. Avec elle s’est imposée la liberté des capitaux, la liberté d’investir, la liberté de circulation. Mais il y a un revers de la médaille: le dumping fiscal mondial, les paradis fiscaux, les délocalisations, la liquidation des entreprises publiques, les flux migratoires sans régulation…
Un souffle puissant

Il n’est donc pas surprenant que le néo-libéralisme éveille à rebours la colère des populations. Tous ceux qui ont soutenu l’abolition des frontières et le libre-échangisme total, qu’ils soient issus de la gauche ou de la droite, font l’objet d’un désaveu profond. Car en France la droite et la gauche, de Maastricht au TSCE en passant par le traité de Lisbonne et le déni du référendum de 2005, ont toujours marché de concert. Avec la chute de LR et du PS la sanction s’est abattue sur ceux qui avaient désiré cette mondialisation sans règle ou qui s’y étaient résigné ; même phénomène en Italie avec la chute des héritiers de la démocratie-chrétienne et ceux de la gauche, en Autriche avec l’élection de Sebastian Kurz et la disparition de l’ancien bipartisme, en Suède avec l’affaissement de la social-démocratie, en Grande-Bretagne avec le référendum sur le Brexit, en Allemagne avec la double crise de la CDU-CSU et de la SPD, en République Tchèque avec la réélection de Milos Zeman, mais aussi aux États-Unis avec la victoire de Trump, au Québec avec celle de Legault, au Brésil avec l’élection de Bolsonaro. Ceux qui sont portés au pouvoir par les électeurs n’envisagent pas tant de rétablir la souveraineté de leurs États et de leurs peuples que d’affirmer de manière ostentatoire leurs identités. Ils font mouche: il est plus simple de se faire élire en dénonçant les conséquences de la libéralisation sauvage de tous les échanges plutôt que de s’en prendre aux causes. Ce sont les diatribes anti-immigration, les exigences sécuritaires, les affirmations fortes d’identité culturelle qui ont séduit les électeurs. La gauche de gouvernement comme la droite modérée sont accusées d’avoir orchestré volontairement l’abolition de toutes les frontières économiques, monétaires, culturelles, humaines. Elles se trouvent donc sanctionnées.

La gauche de gouvernement, en France, se retrouve piégée: les conséquences de ses choix économiques et monétaires frappent d’abord les couches populaires. Le choix de l’euro a désindustrialisé le sud de l’Union européenne et conduit au chômage des dizaines de millions de salariés. Privée de soutien populaire, la gauche Terra Nova comptait sur le soutien des minorités (ethniques, de genre…), en substituant à la question sociale des sujets sociétaux. Mais c’est loin d’être suffisant pour construire une majorité. Plus encore, la question des flux migratoires domine les préoccupations populaires. Ne nous y trompons pas, c’est bien l’afflux incontrôlé de travailleurs polonais au Royaume-Uni qui a fait basculer le vote en faveur du Brexit. C’est la question migratoire qui est à l’origine de l’élection du chancelier Kurz à Vienne, de la montée de l’AfD et des difficultés d’Angela Merkel à Berlin, de l’affaissement des socio-démocrates suédois, de la coalition Salvini / Di Maio à Rome. C’est la défense d’une identité culturelle des sociétés qui est le moteur de ces élections récentes: on le voit à Budapest où on veut «défendre la Hongrie contre le parti de l’immigration», à Varsovie où le Premier Ministre assène: «nous n’accueillerons pas de migrants issus de pays d’Afrique ou du Moyen-Orient», à Prague où le Président Zeman dénonce une «invasion organisée de musulmans impossibles à intégrer»…

C’est le défi lancé au visage des républicains de progrès. L’immigration sans règle va-t-elle amener par contrecoup l’extrême droite au pouvoir dans nos pays d’Europe? À l’inverse, est-ce qu’une protection policière de nos sociétés contre l’immigration clandestine va défigurer notre façon de vivre?

On ne luttera pas contre l’avancée de l’extrême droite en mettant en œuvre les recettes qu’elle préconise.

Tout fonctionne en couple. Le discours gauchiste prônant un laxisme total, et taxant de racisme toute volonté de régulation, est un puissant moteur pour les partis d’extrême droite. De même la pseudo-stratégie de La République en Marche, visant à opposer les «progressistes» aux «conservateurs», fera basculer les couches populaires dans le camp conservateur. Le court terme électoraliste relève d’un aveuglement périlleux.

Pour sortir de ce piège, les républicains de progrès doivent sortir du déni, aborder la question des flux migratoires avec l’exigence de vérité, et dès lors reconquérir les couches populaires et replacer au centre du débat les questions sociales et économiques.
Sortir des dénis

Oui l’intégration des nouveaux venus est difficile, surtout pour les couches populaires. Il est plus facile de les accuser de xénophobie que de comprendre leurs difficultés quand on compte 3 millions de chômeurs avec une croissance de l’économie très faible. Oui, la visibilité d’une religion nouvelle venue pose des problèmes. Il est plus facile de dire «après tout, nos grands-mères portaient des mantilles», de nier les tensions à l’école, à l’hôpital, dans les quartiers populaires, que de construire l’intégration d’un Islam de France, d’un Islam des Lumières. Il est plus facile de poursuivre les ambiguïtés de notre politique étrangère au Moyen Orient que d’instaurer une cohérence entre la lutte contre le djihadisme à l’extérieur et contre l’islamisme à l’intérieur. Sortir de ces dénis est une condition de la reconquête.

On ne luttera pas contre l’avancée de l’extrême droite dans toute l’Europe en mettant en œuvre les recettes qu’elle préconise. Ce n’est pas par la fermeture des frontières, l’immigration zéro, l’exaltation des racines chrétiennes de l’Europe qu’on pourra la contenir. C’est en répondant aux attentes populaires par une politique républicaine des flux migratoires: accueil sans condition et sans limite des bénéficiaires de l’asile politique ; mais accueil des migrants économiques dans la stricte limite de nos capacités d’emploi, de logement, d’équipements publics. Et respect de nos lois, de nos us et coutumes, et surtout du principe de laïcité. Chacun comprend que les défis des populations d’Afrique ne seront pas relevés par l’exil, mais par le développement: il serait temps de ne plus s’en tenir aux invocations mais de mettre le co-développement à l’ordre du jour d’une Eurafrique solidaire.

De même il faut oser affirmer que la gauche de gouvernement, dans sa majorité, a fait fausse route dans la conduite du projet européen. Elle s’est engouffrée dans le mythe européiste, substitution à ses ambitions de transformation sociale. Elle l’a tant épousé qu’elle s’est confondue avec lui. Et aujourd’hui, alors qu’il s’effondre, elle s’effondre avec lui. La monnaie unique était une construction politique mal bâtie ; les réalités économiques l’ont déformée pour en faire un outil de domination au service des économies les plus puissantes, ruinant les économies les plus fragiles. Le bilan des effondrements industriels français dus en grande partie à une monnaie inadaptée est sévère. Le tort causé par la mécanique institutionnelle de Bruxelles et le TSCE à la responsabilité des peuples et à la démocratie est immense. Certains ont tiré avantage de la situation. D’autres se sont laissés aller dans la facilité créée par une monnaie forte. Aujourd’hui, les gouvernements ne décident plus de l’essentiel. Ils se sont dessaisis au profit d’une Commission non élue. Il n’y aura pas de renouveau sans renégociation des traités européens et retour du peuple français aux devoirs de la responsabilité.

La France n’est pas une addition de communautés.

La cohésion civique est en péril. Il faut regarder la situation en face. Et prendre la mesure des responsabilités d’une certaine gauche. «Dans les années 70 et 80, encouragés par des professeurs d’université eux-mêmes inspirés par des penseurs français tels Foucault et Derrida, une nouvelle orientation disséminée sur les campus universitaires a rejeté des concepts aussi contraignants que la citoyenneté et le devoir. Elle mettait l’accent sur les revendications identitaires particulières, qu’il s’agisse de sexe, d’orientation sexuelle, d’appartenance ethnique, etc.» note l’écrivain britannique James Meek . «À gauche, une idéologie fétichise nos attachements individuels et de groupe et jette une ombre de suspicion sur toute évocation d’un «nous» démocratique et universel» fustige Mark Lilla en rendant les errements des progressistes responsables de l’élection de Trump . L’exaltation des différences, l’éloge du communautarisme, sapent la citoyenneté. Sur un océan d’individus déliés de liens civiques, l’argent règne sans partage. Les républicains de progrès doivent mesurer l’âpreté du combat idéologique à venir.
Reconquérir les couches populaires

La reconquête des couches populaires perdues est la priorité. Pour cela il faut présenter des choix clairs.

La France a un avenir. Elle n’est pas condamnée à disparaitre dans un magma européen dont personne ne veut sur notre continent. Elle a une identité, changeant à travers le temps, évolutive, capable d’intégrer les apports, mais parfaitement respectable. Les heures noires doivent être assumées, mais ne doivent pas éclipser les grandeurs: de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen à la réhabilitation de Dreyfus, de la Révolution française à la Résistance, de l’abolition de l’esclavage à celle de la peine de mort.

La citoyenneté met au-dessus des différences la commune appartenance. Et chacun peut articuler ses particularités et sa participation à la communauté nationale. Ce que Yascha Mounk nomme «patriotisme inclusif» s’appelle l’intégration républicaine. La France n’est pas une addition de communautés. Pour réussir l’intégration des nouveaux citoyens, ni la repentance ni la honte de soi ne sont de bonnes méthodes: il faut promouvoir l’égalité et le civisme, la citoyenneté, ensemble indissociable de droits et de devoirs. Le respect de la laïcité, de nos us et coutumes, n’est pas négociable.

Pour donner un avenir à la France, il faut desserrer le carcan européen. Les traités doivent être révisés ; la monnaie unique doit devenir monnaie commune, capable de s’adapter aux rythmes économiques différents des États membres. Les odes aux États-Unis d’Europe et au fédéralisme glissent sur les couches populaires comme l’eau sur les plumes d’un canard. Il faut clairement s’opposer aux mythes européistes qui nous ont apporté chômage, désindustrialisation, mise en cause de la démocratie, effacement dans le monde.

Répondre au défi migratoire est indispensable.«Il faut pouvoir s’emparer de la question migratoire, sans quoi ce sont les nationalistes qui s’en chargeront» souligne Yascha Mounk. Les républicains progressistes doivent faire face aux inquiétudes populaires. L’immigration doit être régulée ; il n’y a pas de droit automatique à l’installation sur notre territoire. Une immigration maîtrisée est un atout ; une immigration sans règle est une aubaine pour l’extrême droite. Le droit d’asile est sacré ; il ne doit pas être détourné. Une pensée ferme, humaine et réaliste, est l’antidote aux démagogues, indispensable pour retrouver la confiance des milieux populaires.
Placer au centre la question sociale et économique

En ayant reconquis la confiance populaire, affectée aujourd’hui par la dérive européiste, la question migratoire, l’affaissement du civisme, nous serons en mesure de replacer les enjeux sociaux et économiques au cœur du débat. Ils sont aujourd’hui masqués par les enjeux sécuritaires ou identitaires. Faute d’y avoir apporté des réponses, partout dans le monde occidental, la gauche de gouvernement est chassée par des vagues d’extrême droite qui ne cachent pas pourtant leurs orientations très libérales en matière économique, avec des conséquences sociales très graves.

Nous pourrons, si nous avons regagné la confiance, placer la question de l’emploi, des revenus du travail, des protections sociales, mais aussi de l’industrie, de l’énergie, au centre du débat politique. Ces questions sont aujourd’hui évincées par les débats identitaires, environnementaux, les sujets de société. Ils passionnent les couches moyennes et supérieures. Mais pour les milieux modestes la priorité reste au travail et au revenu. Le service public est pour eux une garantie d’égalité à laquelle ils sont attachés. La pérennité des protections sociales est aussi décisive.

Desserrer le carcan européen est le préalable qui permettra d’investir massivement dans l’éducation, la recherche. Retrouver une marge de manœuvre monétaire est nécessaire pour conduire une politique fiscale plus juste appelant les plus fortunés à contribuer à l’effort commun. Si nous sommes crédibles dans la remise en cause des traités européens, nous pouvons proposer au pays cette politique nouvelle. Sinon, nous retomberons dans les vœux pieux et l’incantation verbale.

Les nouveaux enjeux économiques sont également déterminants. La mondialisation sans règle amène la domination des Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple…) dans toutes les dimensions de la vie. Les centres-villes sont désertés par le petit commerce concurrencé par la vente en ligne, l’évasion fiscale est maximale et l’information, les médias, l’école sont bouleversés,. L’intelligence artificielle modifiera l’emploi futur: tout cela se décide sans nous. Peut-on reprendre la main sur notre destin sans maîtrise de ces nouveaux monopoles?

De même la protection de l’environnement, la limitation des émissions de gaz carbonique et de gaz à effet de serre, au lieu de culpabiliser les individus, doit mettre en cause le mode de production économique, la financiarisation de la production. Les républicains progressistes doivent éviter «l’écologie punitive» pour choisir le primat du bien commun s’imposant aux acteurs économiques et aux choix des politiques publiques (si la France émet 320 millions de tonnes de CO2, contre 760 en Allemagne et 5 120 aux USA, le choix de l’électricité nucléaire n’y est pas pour rien…). Il y a une vision républicaine de l’écologie, où l’intérêt général s’impose aux intérêts particuliers. Cette vision est préférable à la mise en accusation permanente des paysans, des chasseurs, des ruraux, ou des amateurs d’entrecôte.
Rassembler

Le rassemblement populaire excédera nécessairement les actuelles frontières de la gauche

Ce changement de cap exige un rassemblement populaire puissant. On ne renégociera pas les traités européens avec une courte majorité de 51 % des voix. Une majorité forte ne se construira pas par l’addition de forces dispersées, parfois devenues minuscules, affaiblies par la défaite sans précédent de 2017. Nos voisins espagnols de Podemos invitent à «construire un peuple» plutôt qu’à «reconstruire la gauche», à passer du parti de la gauche française au parti du peuple français autour «d’une idée de patrie radicalement progressiste et démocratique» selon la formule d’Inigo Errejon . Les républicains que nous sommes ne perdent pas de vue ces noces du mouvement ouvrier et de la nation évoquées par Jaurès. C’est la clé d’une union populaire majoritaire: reconquérir les couches populaires, disputer au néo-libéralisme les classes moyennes, isoler les milieux compradores (qui tirent profit de cette situation). Nous ne devons donc pas dévier de cet objectif, concéder quoi que ce soit aux thèses communautaristes, indigénistes, gauchistes ; nous ne devons jamais céder aux tentations de l’identitarisme mais tenir le cap de l’universalisme. Nous sommes attachés à l’État et à son rôle. Nous tenons l’actuelle Union européenne pour le chausse-pied du néo-libéralisme et avons toujours combattu ses illusions. Notre conception de l’action politique n’a jamais cédé aux facilités démagogiques, à l’animation du cirque médiatique. Y consentir n’amènerait rien de plus à ceux qui y sont passés maîtres, mais défigurerait notre tenace action passée.

Comment être utile aujourd’hui au rassemblement de demain? L’affaire ne se joue pas en quelques mois mais en plusieurs années. Ne sacrifions pas au court terme en nous noyant dans une nébuleuse ambiguë. La hâte rend aveugle. Notre seul atout est une certaine clairvoyance: ne le galvaudons pas. Le rassemblement populaire excédera nécessairement les actuelles frontières de la gauche: il prendra du temps et notre apport sera alors précieux. C’est ainsi que nous serons utiles.

Claude NICOLET

Ancien adjoint au Maire de Dunkerque
Ancien conseiller régional Nord Pas de Calais
Premier secrétaire de la fédération du Nord du MRC

Tes Pas

Pour J.F.

Même les haies font silence
Et les Hautes cimes vertes
Suivent la pénitence
Que les oiseaux désertent…

La rue de mon enfance
Ne ressemble plus guère
Qu’à un chemin d’errance
Où tu perdis la guerre.

On se voyait si peu
Qu’on se connaissait bien
Un peu comme quand le feu
Réchauffe lorsqu’il s’éteint

Et nous aimions ce vin
Sucré comme ta jeunesse
Quand j’essayais en vain
De soumettre ma tristesse.

Depuis ce jour sans ciel
Ou la vie t’échappa
Se taisent les tourterelles
Immortels sont tes pas…

23 Octobre 2018

Pourquoi Jean-Luc Mélenchon a été perquisitionné ? — République sociale

Ce mardi 16 octobre, à 7 heures du matin, des perquisitions ont visé les domiciles de , Jean-Luc Mélenchon, ainsi que les sièges de la France Insoumise, et du Parti de Gauche. Toute personne consciente et réfléchissant juste quelques instants à la situation verra que ces perquisitions sont de l’ordre du politique, et non pas […]

via Pourquoi Jean-Luc Mélenchon a été perquisitionné ? — République sociale

Nouveau Quatrain pour Elle

 

 

Un seul mot d’amour
Deux alexandrins
Trois fois la cour
Quatre fois le jardin

13 Aout 2018

Beaucoup de Toi

 

A Mon Père

Chaque mot qui s’enlace
Sur mes lignes impromptues
S’écrivent pour que la trace
Toujours se perpétue

Ce Poétique moi
C’est beaucoup de Toi…

Chaque frisson d’hiver
Qui s’abattent en rafales
Quand brulent les hivers
Tragique carnaval

Ce nostalgique moi
C’est beaucoup de Toi…

Chaque dix mai au soir
Quand ton espoir se pose
Sur mes rêves de Grand Soir
Tu me racontes la Rose…

Ce Socialisme en moi
C’est beaucoup de Toi…

Chaque vers de Leprest
M’aidant dans le tumulte
Quand trop grande est la veste
Du monde des adultes

Ce chansonesque moi
C’est beaucoup de Toi

Chaque pas que je fais
Dans ces rues sans lumières
Chaque pas que je fais
Franchissant  les frontières

Cette liberté en moi
C’est beaucoup de toi

Cette vie que je mène
Mi reclus mi bohème
Cette vie qui m’amène
A écrire ces poèmes
C’est à toi. Rien qu’à toi.
Que je dois de la vivre
Et c’est beaucoup de toi
Qui compose mon livre…

12 Aout 2018

Les Rugissantes

Franchir les Rugissantes
Ces larmes attachées
Aux années galopantes
Aux rires déshérités

Rétrécissent les cimes
Tranquilles. Tombent les arbres.
Quand le sourire n’est plus qu’un crime
Qui se fracasse sur le marbre

Oui c’est ainsi que vont et viennent
Les indomptables rugissantes
C’est comme cela que surviennent
Les lucidités fracassantes.

S’agite le miroir performant
Face aux jours gris qui s’accumulent
Et avancent comme tambours battants
Comme gris hiboux qui hululent

Oui. C’est ainsi que vont et viennent
Les indomptables rugissantes
En ces jours sombres où s’en reviennent
Les nostalgiques épouvantes.

12 Aout 2018

Et maintenant le Nicaragua

Merci au camarade du Blog République Sociale pour cet article éclairant.
Comme le disait si bien Elsa Triolet: « Les barricades ,n’ont que deux côtés »

République sociale

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Le scénario se répète. Inlassablement. A chaque fois ce sont des gouvernements de gauche, progressistes ou socialistes qui sont visés. Tandis que les régimes les plus obscurs, mais aussi les plus serviables vis à vis de l’Empire, continuent de jouir d’une totale impunité.

Cuba, Paraguay, Honduras, Brésil, Equateur, Venezuela, c’est maintenant au tour du Nicaragua d’être victime de violentes tentatives de déstabilisation n’ayant qu’un seul but : le renversement de Daniel Ortega, de son gouvernement, et de la Révolution sandiniste.

Une Révolution populaire qui a récemment fêté son 39ème anniversaire, célébré par des centaines de milliers de partisans dans les rues de Managua, la capitale.
Preuve de la popularité des dirigeants actuels, popularité qui s’était d’ailleurs traduite dans les urnes en novembre 2016, le peuple nicaraguayen avait en effet redonné sa confiance pour un nouveau mandat au Front sandiniste de libération nationale (FSLN) et à Daniel Ortega.

Malheureusement, le Nicaragua…

Voir l’article original 764 mots de plus

Partout

Partout s’envolent les jours sombres
Partout éclatent les heures neuves
Voici que se débat la mappemonde
Voici que déborde le fleuve

J’arrache des rivières sages
Au schisme de ma nostalgie
J’éclate de jours de naufrages
Désespérant d’insomnies

Partout s’exécutent les armes
Et s’infiltrent les cœurs meurtris
Partout s’aiguillent les armes
Aux clochers de temps infinis

Partout s’enfoncent âmes mauves
Et les terres abandonnées
Partout, partout les noires alcôves
Partout les amours baladées

Partout les neiges déchirées
Et les ombres par dessus tout
Partout les hommes destitués
La vie est la même partout.

24 Juin 2018

Ligne de Fuite

Suivre la ligne de Fuite
Le circuit de l’exil
Sans que rien ne s’ébruite
Toucher sa dernière île.

Et s’enfuir à tâtons
Vers des contrées vermeilles
S’endormir moutons
Se réveiller abeilles

Chercher l’ultime Azur
Le point de non-retour
La mer à sa brisure
Simple aller sans retour

Suivre la ligne de Fuite
L’Horizon délassé
Sans que rien ne s’ébruite
Ne faire que passer

Et voguer sans bateau
Quitter sa condition
Faire couler son fardeau
A la moindre occasion

Je cherche ma ligne de Fuite
Ma Frontière sensible
Et que rien ne s’ébruite
Je cherche l’impossible…

22 Avril 2018

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