Archives d’Auteur : cecgregoire

Un oiseau migrateur (Les Poètes)

Tout Poète est un dissident
Que les braves gens ont chassés
Tout poète est le résident
Du Royaume des pourchassés

Tout Poète est une colombe
Pacifique oiseau migrateur
Portant sur lui le bruit des bombes
Tout Poète est homme de malheur

Et quand les blés sont sous la grêle 
Face à la morgue et l’arrogance
Ce sont les mots qui se rebellent
Tout Poète entre en résistance

Lorsque tombe la brume
Sur une lumière déjà blafarde
Ce sont les rimes qui les rallument
Tout Poète est une avant-garde

Tout Poète n’est que souvenir
L’enfance gravé dans la peau
Il se satisfait de l’avenir
Tout Poète est porte-drapeau

Tout Poète est l’Éternité
Que ses mots naissent universels
Ou dans la clandestinité
Tout Poète est un immortel…

4 Mars 2018

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l’Assassin court toujours

Que reste-t-il de ce dimanche
Et des drapeaux griffant le ciel
Des oliviers au bout des branches
Que reste-t-il de l’Arc en Ciel ?

Que reste-t-il de cette flamme
Que par un jour de Janvier
Debout et fiers nous allumâmes
De ce tricolore bouclier ?

Que sont nos larmes devenues
Chagrin, sans tambour ni musique
Sous les bravos de la statue
Indétrônable République …

Il n’en reste que des souvenirs
Et disparates bouquets de fleurs
Il est certain que l’avenir
Nous prépare à de prochains pleurs

Taisez ces mots qui nous offensent
Cachez ces airs de liberté
Hurlent ces tartuffes à l’unisson
Ils sont la mort et le silence
Ils sont la longue obscurité
Et leurs suppliques ne sont
Que chemin vers la corde au cou
Les temps troublés se ressemblent beaucoup

Et si l’assassin court toujours
S’il nous enjoint de nous taire
Nous continuerons chaque jour
De blasphémer en libertaire

Et si l’assassin court toujours
S’il nous enjoint de disparaitre
Nous revendiquerons chaque jour
Ni Dieu Ni Maitre…

23 février 2018

Les Absents

Les Absents

Vivre sans eux
Traverser les nuages
Bousculer le tempo
De la pluie, de l’Orage
Vivre sans eux
A s’en mordre la peau

Les Absents
Les Absents

Vivre sans eux
Les espèrer encore
Se courber. Solitaire.
Le deuil héréditaire
Vivre sans eux
A s’en briser le corps

Les Absents
Les Absents

Vivre sans eux
Et traverser des jours
Arborés de silence
Vivre sans eux
Cerné de peine immense
A en hair le jour

Les Absents
Les Absents

Vivre sans eux
N’être que source tarie
Parcourir le chemin
Multiplier le combat
Le vide dans les mains
Comme voilier sans son mat
Comme iles englouties

Vivre pour eux
Nos absents…

11 Février 2018

Comme un Arbre

Ne me déracinez pas
Comme un Arbre
Je veux graver mes pas
Dans le marbre.

S’il vous plait ne laissez pas
S’ensevelir mes aires de jeux
Faites que ne s’éloignent pas
Le béton de mes Jours Heureux

Ne me déracinez pas
Comme un Arbre
Je veux graver mes pas
Dans le marbre.

Laissez-moi toujours revenir
Aux jardins de mes sacs de billes
Ne coulez pas mes souvenirs
Premiers mots et premières filles

Ne me déracinez pas
Comme un Arbre
Je veux graver mes pas
Dans le marbre.

Laissez-moi tranquillement renaitre
Comme un arbre
Laissez-moi simplement n’être
Rien qu’un arbre…

9 Février 2018

Mais qu’est ce qu’On nous Chante #1

Une nouvelle chronique mensuelle. Des chanteurs, des chansons qui m’ont marqué, bouleversé. Des artistes peu connus, oubliés mais aussi des « stars ». Un seul point commun entre tous: les textes, la passion des mots. Ici point de « Hit Parade », de « The Voice »…

  1. Février 2018. Anne Sylvestre. Écrire pour ne pas mourir

 

Les Grandes Douleurs

Toutes nos grandes douleurs
Sont comme nos passions
Muettes aux creux du cœur
Enfouis sous nos décombres
Et quoi que nous fassions
De la Lumière à l’Ombre
Elles sont nos ports d’attaches
Lourds rochers improbables
Qu’il faudrait que l’on arrache
Sans en être capable.

Toutes nos grandes douleurs
Sont comme nos passions
Muettes aux creux du cœur
Et quoi que nous fassions
Nous restons enchainés
Aux bonheurs en bouteille
Aux armes silencieuses
Le raisin sur la treille
Les Ondes amoureuses…

Toutes nos grandes douleurs
Sans comme nos passions
Aveugles dans la douceur
Et quoi que nous fassions
En remontant le fleuve
Nous passons les écluses
Jusqu’à la Terre-Neuve
Acclamant les excuses…

Toutes nos grandes douleurs
Sont comme nos passions
Elles vont comme la rumeur
Qui s’échoue sur les plaintes
Et malgré l’obsession
Des rires et des étreintes
Elles nous accompagnent
Comme livre de chevet
Comme guide de montagne
Jusqu’à l’inachevé

10 Décembre 2017

Espérance banlieues, alerte dans les écoles modèles de Blanquer

Paul Vannier

Un reportage diffusé ce matin sur France inter propose un édifiant bilan de l’expérience Espérance banlieues, ce réseau d’écoles privées hors contrat créé en 2012 qui compte aujourd’hui 10 établissements à travers le pays.

La journaliste Claire Chaudière revient sur le profil des enseignants (anciens cadres sans expérience de l’enseignement et jeunes en service civique) et s’arrête sur les graves lacunes éducatives dont souffrent d’anciens élèves. Plus grave encore, elle relate la plainte pour abus de confiance, déposée par plusieurs parents d’élèves d’une des écoles du réseau à Marseille. Le personnel semble en effet s’y être livré à d’étranges cérémonies de « bénédiction » dans un établissement se présentant pourtant comme aconfessionnel…

Le reportage de France inter rappelle aussi que le réseau d’écoles privées a reçu, dès son lancement, le soutien de personnalités telles Harry Roselmack ou Jamel Debbouze. Mais il omet celui de l’actuel ministre de l’éducation nationale pour ce…

Voir l’article original 319 mots de plus

Le Mépris et le Combat

Toujours la meute. Toujours les chiens enragés. La petite bande des indignés médiatiques. La cour des salopards. Le bureau des ordures réuni quotidiennement à heures fixes sur tous les plateaux. Toujours les belles personnes et leurs injonctions. Toujours les procès, les salissures contre nous. Nous les militants de la République Sociale, nous les militants de l’égalité, du Partage. De toutes parts viennent des attaques, des informations non vérifiées évidement. Mais relayées. Déformées. Amplifiées. Médiacrates sans styles, plumitifs sans inspirations: tous participent à ce concours général du mensonge.

Cette haine de classe qui transpire de partout n’a qu’un seul but: salir tout mouvement d’opposition au modèle libérale et européiste. Ce petit aréopage d’Albert Londres renierait sans l’ombre d’un doute n’a qu’une mission: désinformer et défendre les intérêts des dominants qu’ils servent contre salaire. Misère du journalisme. Bonheur des oligarques.

Quand ils ne se gaussent pas des menaces de mort sur Jean-Luc Mélenchon, ces belles âmes tentent de salir d’autres membres de la France Insoumise.

Ainsi en est-il ces derniers jours de mes camarades Alexis Corbière et Danièle Simonnet.

 Peu importe qu’Alexis comme Danielle occupent leurs logements légalement: ils sont insoumis, rien ne doit leur être épargné.

Que Corbière ait occupé avec femmes et enfants un appartement à 1200 euros mensuels qu’il avait acquis sur critères sociaux. Qu’importe qu’il ait eu avant son entrée au Palais Bourbon un salaire d’enseignant de 2350. Qu’importe que ce logement ne soit pas un HLM mais un logement à loyer libre. Qu’importe qu’il ait pris l’engagement de le quitter après son élection comme député. Qu’importe qu’a Paris et dans sa région on ne trouve pas un appartement familial en un claquement de doigts… Qu’importe qu’il en soit de même pour Danielle, occupant aussi un logement à loyer libre avec son compagnon et ses deux enfants, qu’importe qu’elle l’ait obtenue en 2003, qu’importe que les fonctions électives qu’elle occupe, comme celle d’Alexis, ne soient pas éternelles.

Qu’importe la légalité. Qu’importe la réalité. Rien ne les arrêtera. Ni la vérité. Ni nos réponses. Corbière comme Simonnet représentent tout ce que ce grand monde déteste: une résistance à leur indécence et à leur morgue. Les attaquer c’est attaquer la France qui résiste groupée autour de 7 millions de voix qui n’en font plus qu’une seule.

Je veux dire ici tout mon soutient à Alexis et Danielle que je connais depuis mon entrée au PG en 2009. Je sais leur force de caractère. Leur inexorable envie de se battre. Je sais leur croyance indélébile en notre victoire prochaine.

Face à ces attaques sans autres fondements que la haine opposons le mépris et le combat.

Nous gagnerons

C.G

27Octobre 2017

La Promesse

Noël en bout de table
Bouteille qui s’entassent
Là, sur cette terrasse
Rouge et confortable
Une bulle se crée

J’écoute en silence
Comme un débutant
J’apprends en silence
Avec l’insolence
D’un adolescent
J’apprends ma leçon
Comme musique sacrée

Il me parle encore. Il me parle toujours
Aragon, Ferrat, Séguy et les autres
Son enfance rouge sous 36 chandelles
La nuit et le brouillard.
Le printemps arrive toujours trop tard
Les jours heureux et les usines rebelles
Il me parle encore. Raconte toujours
« Méfie toi de tous les apôtres »

Et dans ses yeux qui jamais ne baissent les armes
Voilà que se faufile une larme
Pourra-t-il un jour apercevoir
Poindre le grand soir

Alors du bout des mes lèvres balbutiantes
Je promets
De poursuivre l’oeuvre combattante
De continuer

Porter le drapeau rouge
Lever le poing au ciel
Suivre la France qui bouge
Jusqu’au grand Arc-en-Ciel
Donner toute ma vie
Et chercher l’Infini
L’Ultime Liberté

Alors j’ai promis
Alors j’ai compris
La lutte des classes
Et l’exploitation
L’argent qui fracasse
Et l’horreur des religions
Alors j’ai promis
Je serai la relève
Aux matins de grèves
Celui qui poursuit
Le combat d’une vie
Dans la fureur et dans le bruit
Pour le partage de la vie

Aux soirs de défaites
Désarmé et seul
Face aux bourgeois qui fêtent
Des prolétaires, le linceul
Me prend l’envie d’abdiquer
De tout abandonner

Oui, mais j’ai promis

Et je me souviens
Nous ne sommes rien
Alors soyons tout
Alors soyons fous
A encore vouloir
La lumière rouge en plein dans le noir

Cette chanson, toujours, il me faut la chanter
Dont l’auteur s’appelle Eugène Pottier
Aujourd’hui, camarade papy, si tu n’es plus là
Debout et fière je poursuis le combat
Et noie ma tristesse
En tenant ma promesse

7 Octobre 2017

 

Mon Enfant

Mon garçon, ma fille
Qui n’est pas encore
Mon avenir qui brille
Comme Soleil du Nord
Je ne sais qui t’accueillera
En ses bras maternels
Mais je te veux rebelle
Insensible à l’argent
Que toujours tu sois fidèle
Aux petites gens
Je ne sais quand tu viendras
Mais je te veux battant
Quand je ne le serai plus
Que toujours tu sois combattant
Face à l’immense Refus…

Mon garçon, ma fille
Qui viendra demain
Mon avenir qui brille
Ne lâche pas ma main
Que tu sois toujours
Tête froide, poings levés
Qu’au long des jours
Tu puisses t’élever
Lorsque je quitterai la route
Les chemins d’Espoir
Que agripperont les doutes
Et tombera la nuit noire.

Mon garçon, ma fille
Qui viendra un jour
Mon sac de billes
Ma pointe d’Amour
Sois toujours capable
Au coeur du Volcan
De ne pas croire les fables
Que racontent les fables

Mon garçon, ma fille
Ultime certitude
Mon étoile qui brille
Comme Pacifique Sud
Où donc vas tu éclore
Au bout de quelle rue ?
Quel improbable décor
Bouleverseras tu ?

Mon garçon, ma fille
Le jour où tu viens
Que tu sois Louise
Ou Maximilien
Que toujours tu puisses
Dans tes claires pupilles
Suivre le chemin
Que je t’ai ouvert
Vers ces lendemains
Faits de coquelicots verts

Mon enfant futur
Tu es la plus belle relève
Qui brisera les murs
Ouvrant la route des rêves…

2 Octobre 2017

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