Espérance banlieues, alerte dans les écoles modèles de Blanquer

Paul Vannier

Un reportage diffusé ce matin sur France inter propose un édifiant bilan de l’expérience Espérance banlieues, ce réseau d’écoles privées hors contrat créé en 2012 qui compte aujourd’hui 10 établissements à travers le pays.

La journaliste Claire Chaudière revient sur le profil des enseignants (anciens cadres sans expérience de l’enseignement et jeunes en service civique) et s’arrête sur les graves lacunes éducatives dont souffrent d’anciens élèves. Plus grave encore, elle relate la plainte pour abus de confiance, déposée par plusieurs parents d’élèves d’une des écoles du réseau à Marseille. Le personnel semble en effet s’y être livré à d’étranges cérémonies de « bénédiction » dans un établissement se présentant pourtant comme aconfessionnel…

Le reportage de France inter rappelle aussi que le réseau d’écoles privées a reçu, dès son lancement, le soutien de personnalités telles Harry Roselmack ou Jamel Debbouze. Mais il omet celui de l’actuel ministre de l’éducation nationale pour ce…

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Le Mépris et le Combat

Toujours la meute. Toujours les chiens enragés. La petite bande des indignés médiatiques. La cour des salopards. Le bureau des ordures réuni quotidiennement à heures fixes sur tous les plateaux. Toujours les belles personnes et leurs injonctions. Toujours les procès, les salissures contre nous. Nous les militants de la République Sociale, nous les militants de l’égalité, du Partage. De toutes parts viennent des attaques, des informations non vérifiées évidement. Mais relayées. Déformées. Amplifiées. Médiacrates sans styles, plumitifs sans inspirations: tous participent à ce concours général du mensonge.

Cette haine de classe qui transpire de partout n’a qu’un seul but: salir tout mouvement d’opposition au modèle libérale et européiste. Ce petit aréopage d’Albert Londres renierait sans l’ombre d’un doute n’a qu’une mission: désinformer et défendre les intérêts des dominants qu’ils servent contre salaire. Misère du journalisme. Bonheur des oligarques.

Quand ils ne se gaussent pas des menaces de mort sur Jean-Luc Mélenchon, ces belles âmes tentent de salir d’autres membres de la France Insoumise.

Ainsi en est-il ces derniers jours de mes camarades Alexis Corbière et Danièle Simonnet.

 Peu importe qu’Alexis comme Danielle occupent leurs logements légalement: ils sont insoumis, rien ne doit leur être épargné.

Que Corbière ait occupé avec femmes et enfants un appartement à 1200 euros mensuels qu’il avait acquis sur critères sociaux. Qu’importe qu’il ait eu avant son entrée au Palais Bourbon un salaire d’enseignant de 2350. Qu’importe que ce logement ne soit pas un HLM mais un logement à loyer libre. Qu’importe qu’il ait pris l’engagement de le quitter après son élection comme député. Qu’importe qu’a Paris et dans sa région on ne trouve pas un appartement familial en un claquement de doigts… Qu’importe qu’il en soit de même pour Danielle, occupant aussi un logement à loyer libre avec son compagnon et ses deux enfants, qu’importe qu’elle l’ait obtenue en 2003, qu’importe que les fonctions électives qu’elle occupe, comme celle d’Alexis, ne soient pas éternelles.

Qu’importe la légalité. Qu’importe la réalité. Rien ne les arrêtera. Ni la vérité. Ni nos réponses. Corbière comme Simonnet représentent tout ce que ce grand monde déteste: une résistance à leur indécence et à leur morgue. Les attaquer c’est attaquer la France qui résiste groupée autour de 7 millions de voix qui n’en font plus qu’une seule.

Je veux dire ici tout mon soutient à Alexis et Danielle que je connais depuis mon entrée au PG en 2009. Je sais leur force de caractère. Leur inexorable envie de se battre. Je sais leur croyance indélébile en notre victoire prochaine.

Face à ces attaques sans autres fondements que la haine opposons le mépris et le combat.

Nous gagnerons

C.G

27Octobre 2017

De la République au Socialisme (Jaurès, 1893)

Extraits de ce discours qui synthétise, sur plusieurs thèmes essentiels (souveraineté, république sociale, éducation, syndicalisme, capitalisme…), la pensée de Jaurès à la fin du XIXe siècle.

La République sociale ; ordre politique et ordre économique

«  La vérité, c’est qu’en France même, dans notre France républicaine, le mouvement socialiste est sorti tout à la fois de la République, que vous avez fondée, et du régime économique qui se développe dans ce pays depuis un demi-siècle.

Vous avez fait la République, et c’est votre honneur ; vous l’avez faite inattaquable, vous l’avez faite indestructible, mais par là vous avez institué entre l’ordre politique et l’ordre économique dans notre pays une intolérable contradiction.

Dans l’ordre politique, la nation est souveraine et elle a brisé toutes les oligarchies du passé ; dans l’ordre économique la nation est soumise à beaucoup de ces oligarchies […]

Oui, par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés, une assemblée de rois. C’est d’eux, c’est de leur volonté souveraine qu’émanent les lois et le gouvernement ; ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres ; mais au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique réduit à une sorte de servage.

Oui ! au moment où il peut chasser les ministres du pouvoir il est, lui, sans garantie aucune et sans lendemain, chassé de l’atelier. Son travail n’est plus qu’une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré.

Il peut être chassé de l’atelier, il ne collabore pas aux règlements d’atelier qui deviennent tous les jours plus sévères et plus captieux, et qui sont faits sans lui et contre lui.

Il est la proie de tous les hasards, de toutes les servitudes, et à tout moment, ce roi de l’ordre politique peut être jeté dans la rue ; à tout moment, s’il veut exercer son droit légal de coalition pour défendre son salaire, il peut se voir refuser tout travail, tout salaire, toute existence par la coalition des grandes compagnies minières. Et tandis que les travailleurs n’ont plus à payer, dans l’ordre politique, une liste civile de quelques millions aux souverains que vous avez détrônés, ils sont obligés de prélever sur leur travail une liste civile de plusieurs milliards pour rémunérer les oligarchies oisives qui sont les souveraines du travail national.

Et c’est parce que le socialisme apparaît comme seul capable de résoudre cette contradiction fondamentale de la société présente, c’est parce que le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale, c’est parce qu’il veut que la République soit affirmée dans l’atelier comme elle est affirmée ici ; c’est parce qu’il veut que la nation soit souveraine dans l’ordre économique pour briser les privilèges du capitalisme oisif, comme elle est souveraine dans l’ordre politique, c’est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain. C’est la République qui est le grand excitateur, c’est la République qui est le grand meneur : traduisez-la donc devant vos gendarmes ! (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs.)

Emancipation politique et émancipation sociale

Et puis, vous avez fait des lois d’instruction. Dès lors, comment voulez-vous qu’à l’émancipation politique ne vienne pas s’ajouter, pour les travailleurs, l’émancipation sociale quand vous avez décrété et préparé vous-mêmes leur émancipation intellectuelle ? Car vous n’avez pas voulu seulement que l’instruction fût universelle et obligatoire : vous avez voulu aussi qu’elle fût laïque, et vous avez bien fait.

Par là même, vous avez mis en harmonie l’éducation populaire avec les résultats de la pensée moderne ; vous avez définitivement arraché le peuple à la tutelle de l’Église et du dogme ; vous avez rompu non pas ces liens vivants dont je parlais tout à l’heure, mais les liens de passivité, d’habitude, de tradition et de routine qui subsistaient encore.

[…] Eh bien ! vous, vous avez interrompu la vieille chanson qui berçait la misère humaine… et la misère humaine s’est réveillée avec des cris, elle s’est dressée devant vous, et elle réclame aujourd’hui sa place, sa large place au soleil du monde naturel, le seul que vous n’ayez point pâli.

De même que la terre perd, par le rayonnement nocturne, une partie de la chaleur que le jour y a accumulée, une part de l’énergie populaire se dissipait par le rayonnement religieux dans le vide sans fond de l’espace.

Or, vous avez arrêté ce rayonnement religieux, et vous avez ainsi concentré dans les revendications immédiates, dans les revendications sociales tout le feu de la pensée, toute l’ardeur du désir ; c’est vous qui avez élevé la température révolutionnaire du prolétariat et si vous vous épouvantez aujourd’hui, c’est devant votre oeuvre !

République et syndicalisme

Et de même, quand vous avez fondé les syndicats ouvriers, qu’avez-vous prétendu faire ?

[…] Est-ce que vous vous imaginiez, lorsque vous avez fait la loi sur les syndicats ouvriers, qu’ils seraient simplement ou une société de secours mutuels ou je ne sais quelle ébauche de société coopérative de consommation ? Non, toutes ces institutions d’assistance et autres existaient à côté et en dehors des syndicats ouvriers, avant eux. En instituant les syndicats ouvriers, vous ne pouviez faire qu’une chose : donner, aux travailleurs, dispersés jusque-là, le sentiment d’une force plus grande, par leur réunion et par leur cohésion… […] et lorsqu’ils auraient des revendications à produire, soit sur la durée de travail, soit sur les salaires, et qu’ils s’adresseraient au patronat, et que le patronat ne les écouterait pas, donner plus de cohésion et d’ensemble au mouvement de coalition par lequel les travailleurs pouvaient espérer la victoire.

[…] Et maintenant, parce que les travailleurs trouvent en effet dans ces syndicats le sentiment d’une force nouvelle, qui leur permet d’espérer la réalisation de la pleine justice sociale, vous vous effrayez, encore une fois, devant votre oeuvre.

Et c’est chose étrange comme vous méconnaissez la situation présente. Je n’en veux d’autre témoignage que le langage de ce magistrat qui vous écrivait récemment, et qui assurément n’imaginait pas vous déplaire en disant : « Les syndicats sortent de leur rôle, ils deviennent une sorte d’école, d’instrument de propagande socialiste. »

Messieurs, il n’y a que deux moyens pour les travailleurs d’obtenir l’amélioration de leur sort : ou bien des améliorations partielles, immédiates, précaires, par les coalitions, que vous appelez des grèves ; ou bien une amélioration durable, définitive, normale, par la conquête des pouvoirs politiques pour réaliser l’idée socialiste.

Et vous ne vous apercevez pas, lorsque vous faites un grief aux syndicats de se pénétrer de l’esprit socialiste et de sortir de la simple agitation professionnelle pour s’élever à une conception politique générale et supérieure, que c’est vous qui les acculez à la grève comme au seul moyen d’action, alors que le socialisme leur offre dans la conquête des pouvoirs politiques un moyen d’action plus efficace et beaucoup plus étendu.

[…] Il se trouve, messieurs, que le mouvement socialiste est sorti tout à la fois de l’institution républicaine, de l’éducation laïque que vous avez décrétée, et des lois syndicales que vous avez faites ; et en même temps il résulte de plus en plus des conditions économiques qui se développent dans ce pays-ci depuis cinquante ans.

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Concentration du capital, concentration des terres…

Il vous suffit de jeter un coup d’oeil rapide sur la marche de la production dans notre pays, pour constater que dans l’ordre industriel, peu à peu la grande industrie, l’industrie anonyme, servie par les puissants capitaux et par les puissantes machines, se substitue de plus en plus au petit et au moyen patronat, et qu’ainsi l’abîme s’élargit et se creuse de plus en plus entre ceux, de plus en plus rares, qui détiennent les grands moyens de production, et ceux, de plus en plus nombreux, qui ne sont que des salariés, livrés à toutes les incertitudes de la vie.

[…] Ce que nous constatons, c’est que [l]e développement prodigieux du machinisme, qui en lui-même est un bien, a dans le régime spécial de la production qui s’appelle le régime capitaliste, cet effet saisissant que de plus en plus la puissance économique appartient à un nombre plus restreint de producteurs, qu’il devient de plus en plus impossible au simple salarié, à celui qui n’a que ses bras, d’arriver à l’autonomie, à la propriété ; que le régime actuel est la lente et cruelle expropriation de ceux qui n’ont pas les grands capitaux, et qu’il prépare cette concentration souveraine du capital que nous voulons réaliser, nous, pour restituer à tous les travailleurs, dans la propriété nationale, leur part des instruments de travail. 

Et puis, au point de vue agricole, il est un autre fait qui doit vous frapper : c’est que la légende s’évanouit de plus en plus du paysan propriétaire de la terre de France. Je vous rappelle à vos statistiques gouvernementales. La statistique de 1882, signée par l’homme éminent qui dirige le service de l’agriculture, par M. Tisserand, constate en effet que la petite propriété paysanne est une légende. […]

Messieurs, voici ce que dit textuellement M. Tisserand : « En résumé, les moyens et grands cultivateurs détiennent ensemble les trois quarts du territoire agricole, tandis que les millions de nos paysans en ont à peine le quart. »

[…] Donc, le même mouvement va se produire parmi les paysans, parce qu’ils n’ont pas en effet la propriété, parce que parmi les 7 millions de travailleurs ruraux qui sont disséminés sur notre sol, il y en a à peine 1 500 000 qui travaillent une terre à eux appartenant – et encore ces petits propriétaires paysans sont-ils accablés et par l’impôt, et par l’usure, et par l’hypothèque. Et à côté d’eux, il y a 800 000 fermiers pour lesquels vous n’avez rien fait, il y a 400 000 métayers, 2 millions d’ouvriers de ferme, 2 millions de journaliers, un énorme prolétariat rural qui ne peut plus arriver à la propriété, qui est ruiné par le fisc et par la spéculation cosmopolite que vous n’avez pas su empêcher.

En sorte que bien loin que vous puissiez trouver dans la démocratie rurale un point d’appui contre la démocratie ouvrière, nous, nous irons puiser dans cet immense réservoir des souffrances paysannes de quoi compléter la force ouvrière en vue de la conquête du pouvoir politique et de l’expropriation économique et politique de là haute bourgeoisie capitaliste qui exploite le paysan comme l’ouvrier.

Des républicains rétrogrades contre le socialisme

C’est parce que vous sentez vous-mêmes que le mouvement socialiste sort de toutes nos institutions, que vous êtes acculés aujourd’hui, pour le combattre, à une oeuvre rétrograde.

Le socialisme sortait de la République ; vous ne pouvez détruire la République, mais vous y introduisez ses ennemis d’hier en gouvernants et en maîtres, pour en chasser plus, sûrement les militants qui l’ont faite et qui ont versé leur sang pour elle.

Vous ne pouvez pas détruire ouvertement, officiellement votre oeuvre de laïcité, mais vous mettez votre République sous le patronage de la papauté… Oui, c’est la politique de Léon XIII qui vous dirige. C’est au Vatican que vous prenez, ou que votre politique prend son mot d’ordre, et ne pouvant, détruire les lois de laïcité, vous y introduirez le plus possible d’esprit clérical.

De même, vous n’oserez peut-être pas détruire ouvertement les syndicats ouvriers ; mais avec ces magistrats qui vous écrivent que les questions de cet ordre sont beaucoup plus politiques que judiciaires et qui se déclarent prêts cependant à appliquer la jurisprudence politique, vous trouverez bien assez le moyen, sans changer les lois, de supprimer en fait la liberté des syndicats ouvriers et de faire une loi de servitude de ce qui a été une loi d’émancipation, Et je suis en droit de conclure que le socialisme est à ce point un mouvement profond et nécessaire, qu’il sort si évidemment, si puissamment de toutes les institutions républicaines, laïques, démocratiques, que pour combattre le socialisme, vous allez être condamnés dans tous les ordres, dans l’ordre politique, dans l’ordre fiscal et dans l’ordre syndical, à une oeuvre de réaction.

Eh bien ! faites-la, essayez-la ! Et pendant que vous userez ce qui peut vous rester de force et de prestige à lutter contre le peuple en marche, dans les intervalles que nous laisseront vos persécutions impuissantes, nous apporterons les projets de réforme que vous n’avez pas apportés ; et puisque vous désertez la politique républicaine, c’est nous, socialistes, qui la ferons ici.

Jean Jaurès
21 novembre 1893
(De la république au socialisme)

Droit à l’avortement : nos ventres, leur guerre

Ma Gauche à moi

Caroline Fourest

C’est aux résistances qu’elles suscitent qu’on mesure la force des conquêtes. La libération du corps des femmes du risque de grossesse non désirée est la plus grande des avancées du XXe siècle. Un pas plus grand que celui posé sur la Lune, qui rend fous tous les bigots, tous les médiévaux, tous les soumis à la fatalité divine ou naturelle. Car cette déconnexion entre sexe et reproduction coupe la chaîne de l’esclave sur qui repose la domination suprême et masculine.

Tant que les femmes ne peuvent pas maîtriser leur ventre, elles ne peuvent maîtriser leur destin. C’est pour ne pas tomber enceinte que les femmes ont longtemps été interdites d’aimer en dehors du mariage. Quand la libération sexuelle est enfin venue, d’abord parce que les hommes y avaient intérêt, c’est sur les femmes que pesait toujours le poids de cette liberté. Seule la contraception associée à la légalisation de l’IVG…

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Après les larmes

Que ces jours vont être long après les larmes. Ces larmes. Mes larmes. Notre échec est réel. Tout le reste est dérisoire. Que nous ayons progressés, que nous ayons construit un mouvement que certains veulent déjà voir comme force incontournable, tout cela importe peu. Nous n’avons pas gagné. Une fois de plus, nous avons buté sur la bêtise. Il n’y a aucune excuse pour ceux qui ont voté pour la haine et la finance, comme pour ceux qui ont préféré Benoit Hamon pour sauver le PS. Aucunes excuses pour ces gens qui jamais ne votent pour leurs intérêts. Ils m’exaspèrent. M’insupportent.

La suite, ce sera sans moi. Ni le second tour, ni les législatives, qui de toutes façons sont jouées, ni surement la suite du mouvement France Insoumise. Rien. Le monde continuera surement. Sans moi pour l’instant. Le temps de me relever. Après les larmes.

C.G 25 Avril 2017

Carnet de Campagne: Attention Fragile.

Je ne suis pas. Je ne serai jamais un optimiste, un confiant de la nature humaine. Cette force naturelle de bonté humaine n’est pour moi qu’Utopie. Cela ne m’empêche pas de croire en nos idées, tout en doutant de leur réception. Ce « Socialisme du pessimisme » m’accompagne depuis le début de mon engagement politique, depuis que d’élections en élections les classes dominées votent toujours contre leur intérêts de classe. Depuis que j’ai compris qu’il ne faut jamais se faire d’illusion. 2012 fut pour moi un révélateur. Lorsque je compris que les citoyens de ce pays n’avaient pas envie de partir à la retraite à 60 ans, pas envie de gagner plus, pas envie d’un SMIC à 1700 euros, bref pas envie de progrès et d’amélioration de leur vie. Lorsqu’entre chaque scrutin je les écoute se plaindre puis voter contre le progrès. Comme ca. En total contradiction avec leur situation. Alors, l optimisme, camarades… Attention a ne pas plonger dans un océan d optimisme, car plus dure pourrait être la chute dimanche soir á 20h. Tous mes amis et camarades, plus engagés que moi dans cette campagne,n’en finissent pas de me dire que nous allons gagner, tant la dynamique populaire est énorme. Tous refusent de croire les sondages, tant il est vrai que ceux-ci se sont trompés ces derniers jours. C’est vrai. Mais le vote utile existe malheureusement. Ma crainte est fondée. Je me souviens tant de 2OO7 que de 2012 ou la peur, l’individualisme s’étaient imposés sans trembler.

Trop d’optimisme risque de nous couter cher, de nous faire tellement mal qu’on ne pourrait pas se relever… Alors camarades, soyons lucides, rien n’est gagné. Soyons sereins mais ne marchons pas trop sur notre petit nuage. Car plus dur pourrait être la chute…

C.G.

21 Avril 2017

 

Le déshonneur d’un homme. A propos « des chiens ».

Il ose tout.

C’est à cela qu’on le reconnaît.

Perché sur sa morgue. Dressé sur son mépris. Il harangue la foule. Sa foule. Cette France du 6 Février 34 pétrie de bêtise, d’individualisme et de déshonneur.

Il se veut innocent. Il se dit victime. Il n’est rien de cela. Moralement, politiquement, il est coupable. Coupable d’arrogance face aux travailleurs qu’il déteste. Coupable de vivre dans un autre monde, irréel fait de cadeaux, d’affaires, d’argent qui circule tranquillement. Un monde de vanité, où chacun se protège en n’oubliant jamais de cracher sur les vertueux.

Machiavel de papier mâché. Tout ce qui est mépris, tout ce qui est haine, tout ce qui est corruption est sien. François Fillon n’est rien d’autre que le représentant de cette droite bornée, qui déteste autant le peuple que la République, qui aime autant l argent que son ego. Cette droite rabougrie, revancharde, ce sang bleu qui chaque jour ne cesse d appeler a la restauration de l’ancien monde. Cette caste sans scrupule qu’il nous faudra bien chasser un jour…

Pour lui et ses soutiens, du moins ce qu’il en reste, tous les coups sont permis afin de se défendre. Même les plus ignobles récupérations. Ainsi le candidat UMP, refusons de les apeller les républicains car il ne le sont pas, n’a pas hésité a comparer sa situation a celle de Pierre Bérégovoy.  Sans honte. Sans vergogne. Par ces mots, il assassine une seconde fois l’ancien maire de Nevers. L’honneur de Bérégovoy déjà jeté aux chiens peu avant sa mort se retrouve récupérer par ceux-la même qu’ils combattaient : les voyous de la République. Honteusement.

Pierre Bérégovoy n’était pas de votre monde, de cet entre-soi dégoulinant, de ces énarques propres sur eux, de ce sérail à qui tout est acquis. C’est cela qui l’a tuée. Lui l’ouvrier parti de nul part qui ne se gênait pas pour secouer ce monde politique. Lui, qui n’a pas su se défendre, tant « l’affaire » n’existait pas, tant l’amitié n’est pas un crime, tant il était innocent… Lui que la défaite aux législatives a tant fait souffrir, tant rendu malade… Autant dire l’exact opposé de François Fillon et sa cohorte de méprisants et de méprisables…

Bon appétit messieurs le chiens, ô ministres sans honneurs, qui vous servez sur le cadavre d’un homme intègre, sachez que cela nous donne une raison de plus de vous détester. Et de vous chassez.

Crachez sur l’honneur de Bérégovoy. Nous cracherons sur votre bulletin de vote…

C.G

Avril 2017

Carnet de Campagne. 7 jours pour l’ Histoire

7. Jours. Il reste 7 jours. 7 jours pour l’Histoire. Une semaine pour renverser la table et enfin confisquer le pouvoir à la caste oligarchique qui n’en finit plus de se gaver. Une semaine où tout doit être mis en œuvre afin de ne laisser aucune polémique, aucun mensonge ne nous abattre. Le 23 Avril, tout reste possible mais ne se fera pas facilement aux vus des attaques que subit notre candidat depuis plusieurs jours. Tout y passe. Y compris les insultes, les mensonges et les manipulations. Rien ne nous est épargné depuis que Jean-Luc Mélenchon a franchi le cap symbolique des 20% et  peu clairement accéder au second tour. Il nous faut raison garder face à ces attaques plus stupides les unes que les autres. Et continuer de convaincre les derniers indécis. Mais une victoire se profile déjà. Celle d’avoir fait revenir aux urnes des électeurs dégoutés, éloignés de la politique qui ont retrouvé le gout du futur grâce à l’Avenir en Commun. L’abstention tout comme le vote fasciste n’est donc pas, sauf pour certains irréductibles, une fatalité.

Tout reste possible. Partout. Toute la semaine il faut convaincre, répondre aux questions, rassurer sur notre programme, expliquer que les autres ne proposent que larmes et désolation, guerre sociale et humiliation.

Quoi qu’il advienne, le meilleur ou le pire, notre campagne fut belle, inventive, joyeuse, pleine d’espoir et d’humanité.

Dans une semaine la France aura basculé d’un côté ou de l’autre.

A nous, citoyens, de faire que ce soit de celui de la lumière…

C.G

16 Avril 2017

 

Carnet de Campagne: Le Grand Homme et la Mer

Ce que j’ai vu à Marseille.

 

Dimanche 9 avril 2017. Il restera, ce jour, dans l’histoire de notre pays. Oui, il restera comme un grand jour pour le peuple. Un jour parmi les autres ou un homme à Marseille a prouvé, s’il y avait encore besoin, qu’il a la stature d’un chef d’Etat. Une stature, que moi l’ancien libertaire devenu républicain je n’aurai jamais imaginé défendre. Une posture loin du bruit et de la fureur, que personne ne renie mais le contexte était totalement différent, mais appaisée, pacifique et selon les mots de Jean-Luc Mélenchon lui-même (voilà qui va encore donner des armes à l’extrême-gauche, mais après tout…) : « Mitterrando-Gaulliste ». Le candidat de la République Sociale, humaniste, pragmatique et pacifique. A l’heure où la guerre menace le monde, la France doit retrouvé son indépendance et son rôle de Nation qui concourt à la paix.

C’est ce qu’a dit Jean-Luc Mélenchon à Marseille, ce qu’il ne cesse de répeter depuis des mois face à la folie gueriere de Trump sans mandat de l’ONU. La France, elle court derière sans réflechir. La guerre généralisée s’annonce. Notre pays doit se tenir à l’écart des expéiditions aventureuse et illégales. Et discuter. C’est ce que propose Jean-Luc Mélenchon, non par fascination pour je ne sais qui mais bien parceque le seule moyen d’arriver à la paix n’est surement pas cette guerre là.

C’est bien un peuple pacifique, conscient de sa force et de son histoire que j’ai vu Marseille. Un peuple qui ne se laisse pas dicter ses choix par ces messieurs de la caste, Figaro-ci Figaro là… Un peuple qui sait bien que l’Avenir en Commun permet une sortie par le haut de la crise que traverse notre pays. Tant que l’oligarchie panique, le peuple sait de quel côté sont ses intérêts…

Ce que j’ai vu à Marseille c’est une force neuve, éclairée, bouillante et décidée.

La force du Peuple.

 

 

Carnet de Campagne. Tout ou rien

Les meetings sont pleins

Les feux sont aux verts

Trois semaines nous sépare du premier tour. Le combat final sera rude. Très rude. Nos adversaires ne reculent devant rien.

Quant à nous, il ne nous faut pas nous griser. Rien n’est jamais acquis tant que le vote n’a pas lieu.

La surprise peut être bonne comme mauvaise.

La lucidité et la modestie doivent toujours nous guider tout au long des derniers jours de la bataille.

Je ne peux que me souvenir de 2012, où chacun d’entre nous s’y voyez déjà.

Puis la grande désillusion. C’est donc pour cela que je ne suis pas de ceux qui répètent en chœur que nous serons au second tour.

Il reste trois semaine pour que je me trompe

Trois semaines où tout va se jouer.

Tout ou rien.

C.G

2 Avril 2017